
Développer la recherche en santé publique sur les enfants protégés en lien avec les universités scientifiques et à l’international.
Constat
La France accuse un retard critique en recherche sur la protection de l’enfance, avec des moyens dérisoires (l’Observatoire National de la Protection de l'Enfance ne finance que 3 à 4 projets annuels) et un isolement international dû à l’absence de standards communs comme les adverse childhood events cités par l'Organisation Mondiale de la Santé. Cette carence empêche de mesurer précisément l’ampleur des violences et prive les professionnels de données fiables. Pourtant, des travaux existent (neurosciences, études longitudinales comme POSER), mais ils restent trop souvent ignorés des décideurs, créant un fossé entre la science et les pratiques de terrain.
La proposition
La commission recommande de développer massivement la recherche en santé publique dédiée aux enfants protégés, en la connectant étroitement aux universités et aux réseaux internationaux. Cela implique de renforcer significativement les budgets de l’ONPE pour financer des projets de long terme et des doctorants, mettant fin au « saupoudrage » actuel. Ces connaissances, notamment sur les troubles du neuro-développement, devront irriguer les politiques publiques et les soins, à l’image des modèles québécois ou suisses.
Où en est-on ?
Pas d'évolution à notre connaissance.
Exemples
Le Québec dispose de deux instituts universitaires dans le domaine de la protection de la jeunesse: l’Institut universitaire Jeunes en difficulté (IUJD) et le Centre de recherche sur les jeunes et leur famille (CRUJEF). Ceux-ci « nourrissent les réflexions des instances politiques et de pratique », selon Mme Lesley Hill, directrice nationale de la protection de la jeunesse.



